Décidément, des entreprises sans scrupules…

Nous avons souhaité relayer l’article du Parisien au sujet de ces deux habitant du Plessis-Belleville en prise avec une société du secteur photovoltaïque qui visiblement n’a pas froid aux yeux et ne doute de rien…

arnaquephotovoltaiqueLa vie de Sylvie et Patrick Hervé a basculé du jour au lendemain à cause de panneaux photovoltaïques. Arnaqué par un commercial peu scrupuleux en 2012, le couple du Plessis-Belleville est aujourd’hui dans l’impasse. Fichés à la Banque de France, menacés de saisie, les époux Hervé vivent la peur au ventre. « On rumine, on ne dort plus, raconte Patrick Hervé, 59 ans. La nuit, on écoute les bruits de peur que des huissiers débarquent chez nous. »

Les larmes aux yeux, Sylvie Hervé retrace l’historique de cette mésaventure. Intéressé par les panneaux photovoltaïques, le couple accepte de recevoir à son domicile un commercial de Syn Energy. Son argumentaire est si persuasif que Sylvie et Patrick Hervé signent un bon de commande pour 12 panneaux. « Il nous a expliqué que tout serait autofinancé. La production d’énergie devait rembourser les panneaux dont le coût s’élevait à 21400 € », précise Sylvie Hervé.

Sans le savoir, le couple signe aussi un contrat de crédit affecté. « Quelques jours après, nous avons reçu un échéancier de la banque Solfea, qui nous réclamait 37439 €. Là, on s’est dit qu’il y avait une arnaque, alors nous avons fait opposition auprès de notre banque. » Entre temps, et sans respecter le délai de rétractation, la société installe les panneaux sans toutefois effectuer leur branchement et sans autorisation de la mairie.

Les époux Hervé engagent alors une procédure devant le tribunal de Senlis. En juillet 2014, le jugement tombe : le contrat qui les lie à Syn Energy est résolu, tout comme le crédit affecté. La banque Solfea doit radier le couple du FICP (fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers). Mais l’établissement n’applique pas la décision de justice, relance à plusieurs reprises le couple et lui envoie un huissier fin décembre. Patrick Hervé lui refuse l’entrée. Une saisie de 2260 € est alors effectuée sur leur compte commun. Et ce mardi, un clerc d’huissier est venu les prévenir que l’intégralité de leur capital bancaire a été bloquée durant un mois. Passé ce délai, si le couple n’a pas remboursé la somme réclamée par Solfea, le capital leur sera pris.

« Tout ce que l’on a, c’est le fruit de notre travail. On s’en veut de s’être fait arnaquer. Mais ça peut arriver à n’importe qui », se désole Sylvie Hervé. Une donnée confirmée par l’UFC Que Choisir de l’Oise. L’association a défendu une vingtaine de cas similaires l’an passé. « Rien n’empêche une entreprise d’exercer même si elle multiplie les litiges, rappelle Jacques Mopin, le président. Il faut systématiquement refuser le démarchage.»

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