Les Arnaques, de plus en plus nombreuses. Oui, mais les solutions aussi !

logoSi les arnaques continuent de bien se porter sur le Net, par mail, SMS ou téléphone, il est intéressant de rappeler ces quelques faits avant que le législateur agisse enfin.

78 % des consommateurs en France estiment recevoir de plus en plus d’appels téléphoniques, environ 15 par mois sur leurs téléphones fixes, et un tiers d’entre eux en reçoit au moins un par jour.

Des hausses de délinquances… ou des dénonciations d’abus ?

Il faut toujours se méfier des chiffres car l’augmentation de faits recensés ne correspond pas forcément à une hausse de l’insécurité, mais parfois à une augmentation des dénonciations et des plaintes. C’est le même effet que lorsque l’on dit que les fraudes sont plus nombreuses parce que l’outil de détection se perfectionne…

Des démarchages et arnaques en très forte hausse

Zoomdici.fr déclare que plus de 500 dépôts de plainte ont été recensés en Haute-Loire en 2015 pour escroqueries et abus de confiance.
Si on ne peut pas imputer l’intégralité de ces plaintes à des démarchages abusifs, on constate que leur multiplication permet à des réseaux de faire fortune en abusant de la naïveté et du manque d’information de leurs « clients ». L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) rapporte une augmentation sur le Net de près de 60 % en 2 ans pour faire passer le nombre de victimes recensées à 840000 l’an passé.

Un réseau organisé

Les fraudeurs se revendent entre eux des listes de contacts ayant déjà été abusés et à priori susceptibles d’être à nouveau piégés.

Par téléphone, les arnaques sont essentiellement du « call back » ou du « ping call » : votre téléphone sonne, vous décrochez, mais personne ne répond… Ou votre téléphone sonne mais s’arrête avant que vous n’ayez répondu. Ce sont généralement des numéros débutant par 08 et surtaxés. Le fraudeur attend que vous le rappeliez et va tout faire pour vous garder en ligne le plus longtemps possible et faire gonfler la facture vers cet appel surtaxé. A 1 ou 2 € la minute, le marché est juteux !
On note également le phishing, ou hameçonnage qui consistent à obtenir des informations confidentielles par usurpations d’identité. L’escroc se fait passer pour une société partenaire d’un grand groupe, EDF bien souvent, afin d’obtenir vos coordonnées bancaires. Il ne faut évidemment surtout pas hésiter à vérifier l’information auprès du professionnel qui sert de faire-valoir : vous ne raterez pas l’affaire commerciale du siècle en agissant de la sorte.

De même pour ces pseudo agents immobiliers mais escrocs avant tout qui vous font miroiter par téléphone un client, souvent étranger, qui est prêt à acheter votre bien mais pour lequel il faudra verser des frais exorbitants d’inscription à son service sans possibilité de rétractation. Mais pourquoi ce « client » l’aurait-il contacté lui alors que votre bien n’est pas en vente dans son réseau ?

Les débits frauduleux sur compte bancaire en augmentation de 60 % en 3 ans

Les fraudes Internet constituent la principale source de vols de données bancaires. Les recettes sont sensiblement les mêmes : phishing, ou hameçonnage, mais aussi les spams ou scams. Ce sont des mails proposant des transactions financières : Souvent, il s’agit d’un appel au secours d’un ami (dont le compte a été piraté), une notification de gain (à une loterie inconnue ou à l’étranger) -c’est dingue le nombre de fois où j’ai été millionnaire à l’étranger!-, un faux héritage, une notification de prélèvement refusé concernant une facture déjà réglée mais auprès d’un opérateur dont vous n’êtes même pas client, la CAF les impôts ou la CPAM qui voudraient vous verser de l’argent qu’ils vous doivent…
Enfin, le grand classique : le site qui vous allèche avec des prix anormalement bas et des offres improbables.

Le démarchages à domicile n’est pas en reste.

Si l’essor d’internet fait que les escroqueries dématérialisée prennent le dessus, les courriers frauduleux existent toujours et touchent principalement les personnes âgées, tout comme le démarchage à domicile. En vrac, on retrouve de fausses réclamations d’une certaine somme d’argent pour cause de piratage ou de téléchargements illégaux, des demandes de contrats ou d’abonnement à des services spécifiques frauduleux, des demandes d’inscriptions dans un annuaire falsifié et inexistant avec un prix mensuel à payer, etc.
Les démarchages à domicile ne faiblissent pas puisqu’ils continuent de toucher jusqu’à 4000 personnes par an. Les techniques sont toujours les mêmes : Usurper l’identité d’un agent EDF, GDF, ou encore procéder, sous fausse identité, à des dépannages facturés à prix d’or pouvant entraîner d’autres réparations par la suite… N’hésitez pas à vérifier l’identité du démarcheur, et la validité de la démarche auprès de l’enseigne avant de souscrire tout contrat.

Délai de rétractation et « magasins éphémères »

N’oubliez pas que contrairement au démarchage à domicile, il n’existe pas de délai de rétractation de 14 jours sur les salons. Les « magasins éphémères » jouent avec ce délai pour vous proposer de venir retirer un cadeau en magasin, puis font tout pour vous vendre autre chose à un prix fou généralement lié à une technique de vente bien connue pour vous faire croire que le prix est baissé dans des proportions exceptionnelles, « parce que c’est vous, et que vous me semblez sympathiques. » (« Attendez, je vais demander à mon patron ce que je peux faire »…)
Ce type de commerce maraude dans votre secteur jusqu’à ce que l’arnaque s’ébruite, et hop, magie ! Il disparaît !

Alors, surtout…

– Au téléphone, évitez de répondre ou ne rappelez pas les numérique vous ne connaissez pas : si c’est un proche ou si c’est important, il laissera un message. Vous pouvez également demander à ne plus figurer sur les annuaires. L’inscription sur liste rouge reste gratuite.
– Sur Internet, il faut s’équiper d’un antivirus et d’un pare-feu (il en existe de très bons gratuits) et faire les mises à jour de vos logiciels régulièrement. Méfiez-vous des sites d’achat en ligne farfelus, ou « moches », voire bourrés de fautes de français. Ne payez que sur des sites sécurisés (vous savez, le petit cadenas dans l’adresse du site, avec un début en « https ». Concernant les mails frauduleux, évidemment ne les ouvrez pas : supprimez les directement.

Vous retrouverez dans nos fiches pratiques, les techniques de vérification de la validité d’une offre ou d’un tiers. A lire, relire, et diffuser !

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